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La MarieTeam prend le rail

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2 novembre 2020

La mer avant l'amer enfermement

Salut à vous, dont la paleur cutanée augmentera à mesure de l'arrivée de l'hiver et de l'avancement du confinement!

Nous essaierons peut-être d'écrire quelques lignes sur les étranges jours qui débutent, mais nous avons décidé de vous faire partager un peu notre émerveillement marin avant cela. Après l'omniprésence du fleuve à côté de nos roues, de l'océan à côté de nos batons de rando, nous avons décidé de tremper nos palmes en méditerrannée en septembre et octobre.

Alors oui, c'est une mer surchargée de touristes, surpéchées, dans laquelle est déversée beaucoup de déchets industriels. Mais c'est aussi une mer qui renferme beaucoup d'espèces endémiques, dans laquelle de nombreux parccs marins ont prouvé leur efficacité, et ça tombe bien, on a bullé dans deux d'entres eux.

Le parc marin de Port-Cros, au large d'Hyeres est ahurissant. Des mérous de plus d'un mètre cotoient des bancs de centaines de baraccudas, qui chassent des milliers de sardines. Chaque rocher cache une murène et on y a même vu une huître perlière. A quelques kilomètre de là mouillent des yachts énormes, donc les ancres raclent les fonds marins...

Le parc des Calanques, à Marseille est plutôt jeune (2011) mais a été efficace, il n'est plus rare d'y croiser des mérous, parfois des thons, des congres énormes et du corail rouge dès qu'on descend un peu. Des rorquals y ont été observés lors du dernier confinement et la semaine dernière plusieurs bateaux de plongée ont été escortés par des dauphins. Malheureusement peu de moyens ont été attribués, et des entreprises y deversent encore des déchets toxiques (un article qui date un peu, mais interessant). Mais les choses évoluent doucement.

Si vous doutez que cette mer pas loin de chez nous puissent rivaliser avec des étendues d'eau plus lointaines, on vous invite à aller voir le documentaire planète méditerrannée:

 

Planète Méditerranée - Regarder le documentaire complet | ARTE

Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD. De Marseille à Monaco, une éblouissante découverte de la zone des 100 mètres de profondeur, au prix d'un exploit technologique et humain orchestré par le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta.

https://www.arte.tv

Les prises de vue sont absolument époustouflantes, et même si nous avons peu de chances de descendre aussi profond, je vous assure que cela vous donnera l'envie de mettre un masque la prochaine fois que vous descendrez à la plage!

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Les reliefs sous-marins de la presqu'île de Giens

 

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Un banc de barracudas à l'affût des sardines sous le soleil de septembre. Hors de l'eau, il fait 35°, on est bien à 30 mètres de la surface.

 

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Un beau mérou qui fuit le bruit de nos bulles.

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A bientôt!

 

 

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19 octobre 2020

Penn ar Bed pas à pas

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Bonjour tous fidèles lecteurs. Des milliers d’excuses de n’avoir pas écrit en temps et en heure nos différentes pérégrinations. Quelques mois plus tard, rassemblons nos souvenirs pour vous livrer nos journées de juillet.

Nous vous parcouru la Bretagne de presque la pointe du Raz, à presque Benodet.  Ces presque mis bout à bout, on obtient une jolie somme qui dépasse allegrement les 100 km! Heureusement pour nous, ce coin là de la Bretagne n’est pas trop escarpé et nous avons dormi en dur tous les jours ce qui nous a évité la peine de porter nos couchages.

L’océan nous a accompagné presque a chacun de nos pas. De jolis et joyeux noms nous ont rappelé quelle contrée hospitalière était ces côtes : la baie des trépassés,  le monument des noyés,  etc... Ici les nuafrages ont rythmé la vie des habitants des siècles durant. Si c’était possible, on allait secourir les matelots qui pouvaient l’être... et si ça ne l’était pas, on attendait que les marées ramènent les précieuses cargaisons ou les débris du navire pour s’en resservir (dire qu’on pensait avoir inventé le recyclage au 20e siècle...)
Tant et si bien que certains croyaient en l’existence de ”naufrageurs”, des sournois paysans qui mettraient une lanterne au cou de leur vache et la ferait marcher le long de la cote’ de nuit afin d’imiter le mouvement d’un bateaux dans la houle, invitant les marins à s’approcher trop pres’ et périr dans les eaux sombres. Un peu comme des sirènes, moins sexy, plus Bretonne.
L’une des activités économiques de ces dynamiques paysages au cours du 19e nous a aussi marqué, nous avons rencontré des centaines de four à goemons. Que les amis des animaux se rassurent, on ne ferait pas cuire les volatiles marins. Le goemons est une algue que tout le monde allait ramasser ( y compris les femmes, et en robe s’il vous plaît, oui oui dans l’eau...). On faisait buler des tonnes et des tonnes de ces algues après les avoir fait sécher pour obtenir des pains de soude, qu’on allait ensuite vendre aux industries environnantes. 500g de soude pour une tonne de goemon, un petit boulot tranquille en somme.

Nous avons eu la chance de passer à la cité de la peche qui retraçait en BD l’évolution du métier de pecheur, et du fait que c’était difficile de faire front contre la surpeche quand le secteur devient financier a outrance. Vous serez heureux d’apprendre que le principal acheteur de poisson sur les criées française est un fond de pension américain... (si l’état des fonds marins vous préoccupe, deux choses que vous pouvez faire, préférer acheter du poisson avec un label pêche responsable ou limiter votre consommation de poisson et produit de la mer, et limiter vos déchets plastiques car beaucoup ne sont pas recyclés, et finissent en mer a un moment ou un autre)

Nous avons vraiment aimé l’omniprésence de l’océan dans cette région, en terme d’odeur, de bruit, de manière de vivre. Mais il faut avouer que c’est plus facile d’aller se baigner en Méditerranée ! 

19 juillet 2020

Belle-Ile, l'insularité solaire


Ce petit caillou du début de la Bretagne est surprenant. On en a fait le tour en 70 km par le sentier côtier (en apprenant par la même occasion que le GR34 ne se contentait pas de faire le tour des côtes bretonnes mais aussi de chacune des nombreuses îles...) et on a pas été déçues.
De criques en plage, en port en landes on y a rencontré de nombreuses espèces protégées, telles que la bruyère vagabonde, le crave à bec rouge ou l'abeille noire (l'île n'a pas les mêmes abeilles que le continent et il est interdit d'importer du matériel d'apiculture ayant servi pour ne pas amener les maladies.) Et partout la beauté.


Les insulaires, au nombre de 5000, ont une histoire passée et actuelle passionnantes.


L'ile a été disputé par de nombreux marquis, de nombreux états (Fouquet, couronne de France puis d'Angleterre, ensuite échangée contre Minorque) puis a servi de terre d'accueil aux acadiens persécutés, ces colons français du Nord Amérique. Pendant la Seconde Guerre Mondiale elle a été occupée par les Allemands, qui en ont fait un bastion du mur de l'Atlantique.
Et maintenant, une intercommunalité (4 communes avec chacune une école) tente de faire en sorte que les habitants puissent vivre au-delà de l'activité touristique. Tous les hivers, des tempêtes stoppent la circulation des bateaux qui la relient au continent, et l'île est isolée. Les insulaires ont l'habitude. Ce à quoi ils ne s'attendaient pas, c'était le confinement, à une période qui commence à voir affluer les touristes. L'ile, dont le taux de suicide est déjà habituellement plus élevé que la moyenne nationale, a beaucoup sollicité les aides psychologiques par téléphone. Le troc a dû remplacer la vente, beaucoup se sont retrouvés sans revenus (quasi tous les insulaires ont un travail d'été et un travail d'hiver) des œufs contre du riz, du fromage contre des patates.
Malgré les efforts fait pour faire progresser l'auto suffisance (l'ile compte plusieurs agriculteurs, un maraîcher bio, quelques pêcheurs, une distillerie de bons whiskey un abattoir communal!) On s'est rendus compte que l'approvisionnement qui vient par bateau tous les matins, et l'argent nécessaire pour acheter ce qu'ils ramènent sont encore trop important.L'île produit son lait, mais doit l'envoyer sur le continent pour la mise en bouteille, puis il est ensuite rapatrié.
Avec une population en augmentation, des ouvertures de classe, c'est un endroit où les jeunes reviennent pour les jobs étudiants. Mais s'y installer est plus complexe, de nombreux terrains ont été utilisé pour d'immenses résidences secondaires, les prix des terrains ont flambé. L'intercommunalité ne délivre plus de permis de construire pour les résidences principales, mais ca reste compliqué.


En promenant sur nos cailloux on s'est encore questionné sur la place du touriste, ce qu'on induit en voyageant, qu'est ce qu'on fait gagner ou perdre aux habitants par notre visite. Et encore une fois on a pas trouvé de réponse toute faite, si ce n'est qu'il faut échanger avec les gens, s'émerveiller des solutions qu'ils trouvent aux problèmes locaux, peut-être consommer le plus local et le plus direct possible même si c'est parfois compliqué avec la communication parfois trompeuse certaines entreprises(la conserverie belle iloise n'a rien sur l'île si ce n'est une boutique avec un emploi saisonnier!)

En partout, on a été accueilli par des gens qui aiment leur lieu de vie, qui veulent le partager, qui nous ont conseillé des paysages et des produits qui valaient le détour. On essaiera de faire ce que tout le monde nous a dit, revenir en hiver pour vivre une tempête ! 

GOPR3486_1595066359902Le phare des Poulains, à la pointe de l'île.  Dedans, une expo avec un macaron Total, qui en a financé une partie, mais n'a pas déboursé un centime pour le nettoyage des plages à la suite de la catastrophe de l'Erika 

 

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20200719_095310On était pas aussi haut qu'au Guatemala, mais les paysages valaient le détour!

 

GOPR3467_1595066359902Toutes les plages accessibles au débarquement ont été fortifiées par Vauban, ce qui n'a pas empêché les anglais d'envahir l'île en 1761 (mais il aura au moins contribué à donner du cachet à de petites criques!)

 

GOPR3480_1595066359902De criques en Landes, on voit à la hauteur de la végétation que le vent et les embruns restent hostiles la moitié de l'année.

 

20200718_121930Port Sauzon, l'une des 4 communes de l'île 

 

20200718_122048Deux espèces rares de marcheuse ici en pleine activité de découverte

 

 

6 juillet 2020

Le mouvement, c'est beau.

Jour 6: pause qu'on pense avoir mérité. On visite une champignioniere dans les anciennes carrières de tuffeau, et on apprend que Saumur est réputé pour ses champignons de Paris. C'est le cadre noir qui fourni le crottin, quel caca de luxe!
On balade dans le village et alentour, et on en profite pour recharger nos batteries (subtil jeu de mot car on recharge également portable, go pro et batterie de secours).

Jour 7: Montsoreau/ Gennes : 34 km bu 3l
Étape la plus courte et pourtant! On visite un village troglodyte et on se dit qu'on était pas plus con avant! Imaginez, une colline avec en haut des vignobles en bas la Loire. La colline étant en tuffeau, on la creuse en galerie pour la matière, mais sans rogner les coteaux. Puis on se dit, installons le pressoir dans la colline, à la place des galeries! Comme ça, on peux faire un trou des vignes au pressoir et on a plus qu'à balancer les raisins direct dedans. Mais c'est encore trop d'efforts pour évacuer les blocs de tuffeau. On va donc creuser d'autres galeries en dessous pour évacuer la pierre directement à hauteur de Loire pour charger les bateaux. Et voilà, votre colline est devenu un HLM.
On a également longé le fleuve qui s'étale de plus en plus. Plus de 500 m séparent une rive de l'autre, de nombreuses îles jalonnent le lit. Vu des lapins en traversant une île, des chauves-souris en grimpant voir un clocher et des jolies grenouilles à l'entrée même du camping.

Jour 8: Gennes/Angers 47km bu 5l
Bords de Loire très jolis avec ancien ports de pêche. Pause nostalgie à l'abbaye de saint Maur, lieu d'animation et de classe découvertes où l'une de nous officiait en 2008.
Traverse de champ de fleurs, par couleur. Des vaches. Traversée de rivière par un bac à chaîne, on a l'impression d'être dans le seigneur des anneaux,  suivi de la traversée d'anciennes ardoisières aux paysages lunaires. Arrivée à Angers sous la pluie. Visite du château et tenture de l'apocalypse vision bien politique d'un épisode religieux (ou comment la guerre de cent ans est perçue par la cour française, et où les anglais sont Satan lui-même), comme toutes les religions à tous les siècles.

Jour 9: Angers/ Ancenis 63km bu 6l
On longe la Maine et on rajoute encore une confluence à notre collection, l'Indre, le Cher, la Vienne... à mesure qu'on en traverse les départements.
On traverse la plus grande île de la loire, plus de 10 km de long! On voit un café nommé le Lénine bar, fermé, dommage! A 40 km,on s'arrête manger dans un restaurant locavore. Rien ne vient à plus de 40km nous dit on. On est donc les trucs les plus lointains du resto. On boit le café face à une marée. Des vaches et des vaches et des vaches. A leurs pieds, les hérons piedeboeuf ( nommés ainsi car ils vivent au pied des troupeaux, qui,  en piétinant font s'envoler les insectes, et sert donc de garde manger maudits hérons) .

Jour 10: Ancenis/ Nantes 44 km bu 3l
Arrivée sur Nantes vraiment joli, dans un cadre bucolique. La Loire commence à sentir l'océan, et c'est pas les mouettes qui ricanent au-dessus de nous qui diront le contraire. Visite du Musée d'histoire de Nantes, logé au château des ducs de Bretagne.
On y suit la ville au bas moyen-âge, à l'époque de l'édit de nantes (la ville était farouchement opposée à la liberté de pratiquer une autre religion que le catholicisme, contrairement a François 1er, c'est pourquoi celui ci a choisi la ville pour y signer cette fin de guerre de religion) puis lors de la traite négrière (la ville fût la première puissance négrière de France, quelle fierté... on y a découvert le code noir et autres réjouissances), lors de la révolution ou la guerre vendéenne est passée (lors de la terreur, on mis des gens sur des bateaux, qu'on saborda sur la loire, proposant des "Baignades nationales" ou "déportations verticales"). Et enfin, lors des deux guerres mondiales, avec figures résistantes mais aussi collaborationnistes. Et ça finit sur l'attachement breton qu'on les Nantais en dépit de leur inclusion dans la région des pays de la loire ( région artificielle disent ils). Ca nous fait penser à la chanson "la découverte ou l'ignorance" de Tri Yann qu'on vous conseille fortement. 
On en sort avec des infos plein la tête, et on salut le choix des collections, ce n'est pas à la gloire de nantes, ni à sa charge, c'est son histoire avec les éclats et les hontes qu'elle comporte. Et on se dit que si le roman national était capable de faire de même, on aurait peut-être l'esprit plus clair sur l'histoire de France.

Au total: 415km 46l d'eau

On a fini par y arriver! Et finalement, le pire n'a pas été la cariole, qui a bien musclé nos jambes, mais bien la selle de VTT, inadaptée (c'aurait pu être un des châtiments de la tenture de l'Apocalypse...)

On a découvert plusieurs mondes, le premier c'est celui du cyclisme au long cours. Saviez vois qu'il y a nombre de veloroute européennes? Que vous pouvez gagner l'Europe de l'est ou la Suède à la seule force de votre pédalier? D'ailleurs les cyclistes sont une vraie communauté, dont vous faites partie quand vous enfourche votre monture. Des "vous venez d'où?!" Crié d'un côté à l'autre de la route suivi d'un " bon courage" ou " et ben bravo!", des conseils, des partages de petits dejs...

Le deuxième c'est celui du plus long fleuve d'Europe, qui nous a montré des côtés sauvages, des lieux huppés, nous a amené à voir des maisons qui évoluent au fur des kilomètres,  dans leur architecture leurs matériaux, leurs habitants. Et ça nous a rappelé que dans le voyage, le plus important,  c'est le voyage, le mouvement. Et c'est beau.

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Le département  du Maine et loire joue le jeu du cyclotourisme, et met à dispo des aires complètes pour les pedaleurs, donc des consignes telles celle des piscines pour recharger les téléphones et autres.

 

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Qui voit les lapins?

 

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Un chat bien, bien nourri!

 


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Jardin de plante de sorcellerie d'Angers, celle la nous a bien fait rire!

 

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La grandiloquente tenture de l'Apocalypse, première BD transportable de l'histoire (enfin' fallait beaucoup de coffres hein)

 

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Parce que parfois, aussi, on se repose.

 

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Et ça nous arrive même de manger.

 

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Visite de la champignioniere 

 

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Arrive dans la campagne angevine à la force de nos petits bras. Pas de Nazguls derrière nous, heureusement 

 

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Vu sur celle qui a une vue sur la Loire.

 

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En petit, à l'arrière-plan, l'Abbaye qui donne sur la Loire, en premier plan, on individu pris en flagrant délit de nostalgie. 

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Arrivée de l'étape la plus longue, ravitaillement! 

29 juin 2020

A bicyclette !

Ca y est, la moitié du parcours est fait! On a tenu un petit journal de bord pour vous faire partager ces doux moments:

Jour 1: Orleans/Muides sur Loire, 50 km, bu 8l
Départ de l'agglo pas des plus sympathiques, beaucoup de feux, d'arrêts, de klaxons. Qui plus est, l'une de nous tire une cariole de 40 à 50 kg (les estimations varient selon a qui on demande, et j'avoue, on a pas pesé).
Le soleil tape dur, et peu d'ombre sur le chemin, mais les paysages sont plutôt sympathiques et parsemés de coquelicots. On longe le fleuve, parfois on s'en éloigne et quand on le retrouve c'est comme revoir un vieux copain.
Vu des lieux incongrus comme la venelles des mauvais payeurs, ou le sentier du trou au pingouin. On a pas pu s'arrêter partout, la loi de la cariole est plus forte, mais les paysages sont chouettes et tous les cyclistes se saluent, avec une connivence qui rappelle celles des motards.

Jour 2: Muides / Candé sur Beuvron, 45km, bu 6l
Pas mal de montées, sous une chaleur de plomb, comme celle d'hier, avec la cariole c'est costaud! Crevaison dès le début de la journée, heureusement on s'était enrrainees à changer les roues, et on avait le matériel nécessaire.
On a fait le detour par Chambord, la route qui arrive droit sur le château est magnifique! Pas beaucoup vu la Loire aujourd'hui, excepté à Blois, ville magnifique qu'on a juste admiré d'en face. La chaleur nous a cloué à la table de pique-nique qui nous a servi de resto aujourd'hui. Vu la rue Trompe souris, rue des robinettes et la rue des petites maisons.

Jour 3: Cande sur Beuvron/ Montlouis sur Loire, 48km, bu 6l
Pas mal de route avec des voitures mais les passages cyclistes étaient superbes. On attaque à voir des vignobles, qui, malheureusement montent et descendent sans cesse!On a passé la barre des 100km aujourd'hui, on est pas peu fières! On visite le Clos Lucet, dernière demeure de Leonard de Vinci sur la pause de midi. Le gars avait un grain, était pas mal porté sur la guerre (Marvel aurait payé cher pour l'avoir comme consultant accessoire de super héros!), mais était résolument un génie. Il était également végétarien (info qui ne sert à rien, mais qui est marrante).
Vu un bateau nommé la gueule de bois (drôle, vu qu'il est... en bois!), vu des panneaux de circulation incongru "sortie de chevaux" et "chevaux interdits" à l'entrée... d'une aire de jeu pour enfant!

Jour 4 : Montlouis sur Loire/Brehemont, 47km, bu 5l
Enfin que du plat! La traversée de Tours fût éprouvante, l'odeur de pollution le bruit des voitures, le mouvement, rapide, trop, au cœur de la ville. On a vu le cher se jeter dans la loire. Très belle contemplation d'oiseaux. Vu aussi deux lapins dans un parc à la sortie de Tours, subi une attaque de chèvres!
On s'est fait offrir un samoussa marocain sur un marché à savonnières. Installation sous le vent de la tente, premières pluies.

Jour 5: Brehemont/Montsoreau, 37 km, bu 4l
On a petit déjeuné avec un cycliste d'un autre niveau, qui nous a dit que les carrioles étaient trop lourdes à porter. Oui oui, on avait vu ça. Le mystère plane toujours sur le poids total qu'on tire jour après jour. Dès qu'on a une balance sous la main, on résoudra l'énigme !
On a mis les pieds dans le château de la belle au bois dormant, le vrai! Enfin, celui dans lequel Charles Perrault aurait été inspiré et aurait écrit le conte. Plutôt joli, heureusement vu le prix d'entrée. Comme le clos lucet, c'est la famille a qui il appartient qui a décidé de l'ouvrir au public. Et qui met un petit couplet sur la misère causée par la Révolution Française. Du coup on est partagées entre se dire que la révolution était une belle chose dans l'idée et la compassion pour des hommes et des femmes qui ont quand même été malmené et persécuté (et ça, qui que ce soit, c'est difficile d'y adhérer).
On enfourche ensuite nos vélos pour une étape pas bien difficile si ce n'est la pluie, qui se fait battante au moment où on veut manger. On trouve refuge sous un arbre et on repart vite et trempées. Arrivée peu après au lieu de pause pour une journée !

Au total: 227 km, 29 litres d'eau!
On voit qu'on arrive en Anjou, qui est plus touristique (avant, les gens visitent les châteaux, qui sont dans les terres, là on voit que le tourisme se développe autour du fleuve). Les constructions sont en tuffeau, pierre blanches typiques du coin. Beaucoup d'habitations troglodytes dans les falaises.
On se dit aussi qu'on ne repartira probablement pas avec une cariole, et qu'on prendra des selles plus adaptées, parce que le vélo, on a beau dire, mais ça fait mal au c*l!

 

IMG-20200629-WA0008On voit à la fraîcheur de nos sourires que c'est le grand départ, et qu'on a pas encore fait 1 seul km

 

IMG-20200629-WA0001Première étape faite, demain c'est pas moi qui tire la cariole, yes!

 

IMG-20200629-WA0002Première crevaison, certains bossent, d'autres... documentent la journée 

 

IMG-20200629-WA0003Oh, des coquelicots!

 

IMG-20200629-WA0004Arrivée à Tours, fin des grosses chaleurs, comme l'atteste ce ciel de la cathédrale

 

IMG-20200629-WA0006Visite de Chateau de Perrault, pas trouvé de rouet, mais de fil en aiguille (jeu de mot!) on est tombées sur les jardins dessinés par Le Nôtre 

 

IMG-20200629-WA0007Modeste refuge avant la confluence de la Vienne et de la Loire pour manger sous une pluie battante

 

IMG-20200629-WA0005Demain c'est la pause, pas de vélo. Le soleil n'est pas radieux, mais nos sourire si, et que dire de la couleur de ces magnifiques capes de pluie?

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23 juin 2020

Et nous pûmes revoir la famille

Fin des attestations obligatoire pour les sorties des le 11 mai, il ne fallait pas nous le dire deux fois. Ce qui est bien quand on a pas de logement, ou qu'en l'occurence on en a plusieurs, c'est que le rayon de 100 km devient bien plus large!

Nous sommes donc vite descendues en terre de Vaucluse (pile où l'on était pour l'annonce du confinement,  faut croire que les paysages ont une mémoire). A pieds et sur roues, on a parcouru les sentiers de Provence en famille et entre amis. Une petite incursion à la mer (les premières plages ouvertes!) nous a questionné sur notre place de bipèdes : suite au confinement même les bords de mer urbanisés ont été colonisés par la faune et la flore aquatique. D'un côté, c'est triste de voir ce que notre absence peut générer de positif, de l'autre on se dit qu'en très peu de temps la nature y arrive. Ce qui donne envie de suivre les aires de conservation, de les soutenir et de les étendre!

 

Deuxième étape, direction le Loiret et la belle cathédrale Orléanaise. On teste notre idée de faire la Loire a velo, en pédalant sur un joli tronçon, jusqu'au château de Sully. C'est aussi le tout premier verre en terrasse post covid,  on est entouré de gens heureux de se retrouver! On redescend en Isere avec un mois de juin.juillet plutôt sportif qui se profile: 450km de velo, suivi de quelque chose comme 70km a pied à Belle-ile, et, pour finir une centaine de bornes sur le fameux sentier des douaniers, en Bretagne!

Voici donc les aventures que vous pourrez bientôt lire sur le blog.

 

IMG-20200623-WA0001Paysages du sud,  un peu plus haut que Pagnol, le Mont Ventoux

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Deconfinement a rimé avec pluie, les anciens guettent le soleil

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Vieil Aqueduc du massif d'Uchaux, un moment qu'un humain n'y a pas mis les pieds!

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Encore le Massif d'Uchaux, au loin, qu'on ne peux pas voir, la mer. Au premier plan, la mère.

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Detour par les sentiers boueux de l'aygues. On se croirait dans l'Enfant et la rivière d'henri bosco,  les mêmes bruits, les mêmes odeurs.

 

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Test du concept de "plage dynamique" 

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 Allez, 50 bornes dans les vignobles!

 

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Une anémone qui a réussi à pousser a moins de 10m de la plage, en l'absence de pieds, de tongs ou de mégots. Bienvenue!

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Et c'est parti pour un bout de Loire a velo, les pauses sont l'occasion de visiter des lieux des premiers temps de la chrétienté ou d'observer des bas reliefs sur l'apocalypse.

15 juin 2020

Et si le confinement était un voyage?

Vous devez vous en douter, la Russie, la Corée du Sud, ce n'est plus trop prévu... Beaucoup demandent si on reporte, la réponse est non (on ne sait pas quand la situation mondiale sera de nouveau stable, et on s'est rendue compte qu'il y avait deux ou trois trucs sympas à faire moins loin).

Et puis, pourquoi reporter alors qu'on est déjà en voyage? Et qu'on l'est depuis mi-mars? Il est donc temps qu'on vous fasse le récit de ces derniers mois:

Workaway dans une sympathique famille:

Terrassement d'un jardin, peinture, pose de parquet, lazurage, on a pu prendre le temps de faire des menus travaux en échange du gîte et du couvert (et de beaucoup de barbecue). Une fois terminé,  on a sillonné les sentiers de randonnée du vallon. Trotinette, vélo, à pied, seule, à deux ou en groupe, avec enfant, on a rebaptisé les lieux environnants. Sentier des ânes, arbre de la sorcières,  montée qui tue, la grotte... pleins de mini merveilles à portée de chaussures!

On a également donné un coup de main à un maraîcher bio du coin. Tutorage, désherbage, récolte, semence, bachage... on a pas chômé !  Plutôt agréable de voir le fruit (et les légumes) de nos efforts quelques jours ou semaine après.

 

Le mieux sans tout ça,  c'était les rencontres (puisqu'on vous avait dit qu'on avait voyagé !)

Rencontrer de nouvelles personnes qui font le monde de demain . Laurent est passé de prof à maraîcher, denourriture intellectuel à celle de nos assiettes. Et comme il veut le bien de tous,  il tient à faire de la qualité,  alors il se renseigne sur comment moins arroser, comment faire cohabiter les plantes, milite pour que la profession laisse la place au bio et aux nouveaux arrivants. Il accueille en stage les agriculteur en devenir, ceux qui veulent se reconvertir pour nourrir le monde. Dans les champs, on a aussi croisé Elizabeth,  qui après des années dans le management commercial a décidé que la taille des tomates et le désherbage des carottes, c'était gratifiant et que le cadre de travail était pas dégueu.  Ils sont accompagnés par une poignée de bénévoles , qui entre boulot et dodo viennent arracher quelques liserons, préparer des paniers de légumes ou faire des godets. 

Et tout ça,  ça donne quand même vachement d'optimime et confiance en l'avenir.

On a aussi rencontré des amis, ceux qui nous hébergent. Alors, bien sûr, on les connaissait déjà, mais ça na pas empêché de se découvrir autrement. On vit rarement avec ses amis, on se côtoie plutôt pour des événements que du banal, des vacances plutôt que faire la vaisselle. Et pourtant! Le récit enchâssé de nos enfances, l'échange de points de vue sur la politique, l'éducation ou l'environnement, le partage de considérations métaphysiques, tout ça au quotidien fini par gommer la limite qu'il existe entre famille et amis. On en vient à écouter les aventures d'école des copains avec la même oreille que lorsque nos parents le font. On a une représentation mentale de que pouvait être lesdits-copains dans la cour de récré. Et ça, cest une expérience plutôt chouette.


Alors merci aux copains pour l'accueil et tout le reste!

 

Beaucoup de chance nous a donc accompagné sur ce confinement, on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas besoin d'aller au bout du monde pour voir de beaux paysages, rencontrer des gens, apprendre de nouvelles choses.

 

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Les balades en forêt.
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Atelier couture et distribution de masques.

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Rencontre avec les célèbres lamas de Valencin 

IMG-20200616-WA0004Terrassement sous le soleil

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IMG-20200616-WA0011Quelques travaux de maraîchage 

 

20 mars 2020

De l'importance d'une bouilloire electrique

Pourquoi veut-on voyager ? En voir plus ? Faire des rencontres?

Mais connaît-on suffisamment ce qui nous entoure ? Est-on sûr que l'herbe est plus verte à côté ?

Nous avions commencé à nous poser la question avant notre départ. On s'est rendues compte qu'on ne connaissait ni la côte de Granit rose, ni la Vendée, ni même par coeur le massif du Pilat, pourtant à côté de chez nous. Et on s'est demandé ce qui nous poussait à partir si loin. Si l'on regarde, cela fait un sacré bilan carbone, et un sacré bout de temps passé dans les transports pour juste des paysages.

On s'est donc dit "c'est la dernière fois qu'on prend l'avion, le reste de nos voyages, on les fera en train, en bus, en vélo ou autre". Ce qui nous a laissé songeuses: la Croatie, la Finlande, parcourir les routes de France, traverser l'Europe à vélo! Tant et si bien, qu'on regrettai presque nos billets en poche. 

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Pour prouver que l'emerveillement est partout, une petite photo de Piolenc, notre alternative au Maroc, où nous n'avons pas pu aller la semaine dernière

Alors aujourd'hui, le défi est plus grand. Comment voyager depuis chez soi (ou pour nous, depuis ceux qui nous hebergent) ? Il y a une pleiade d'écrans qui peut nous y aider; faire un tour sur Google street et parcourir les rues d'une ville qu'on aurait aimé visiter ou mieux, regarder les villes qu'on connaît déjà pour voir si on reconnais les voitures ou les visages floutés. Pour ceux qui aiment l'investigation, ils peuvent aller faire un tour sur :

https://www.geoguessr.com/

(le but, se retrouver au hasard sur le globe via google street, et arriver à deviner le plus precisement possible où on est, merci Mathieu pour le filon!)

 

Mais si vous voulez faire une pause d'écran, comment voyager chez soi? Etes-vous sur de connaître la moindre des pièces de chez vous? Le moindre des objets ? Et on vous demandais d'en faire un shéma, le plus précis possible, sans y avoir accès? Tiens, faites un croquis de votre cuisine pour voir! Et tous ces objets, entreposés dans nos placards, par quels pays sont-ils passés ? Quelles mains les ont fabriqués ? Dans quelles conditions ? Combien d'avion, de camion ont pris chacune des pièces et l'objet complet pour arriver dans votre cuisine?

Qui votre achat a-t-il nourri , probablement un ou deux ouvriers, des commerciaux, des transporteurs, des directeurs.

Imaginez donc le nombre de nationalités, le nombre de vies necessaires à cette présence pourtant banale. Et imaginer l'interconnection totale de notre monde, notre dépendance aux autres, à tous les autres. Peut-être pouvez-vous même éprouver de la reconnaissance pour tous ces gens qui ont passé un bout de leur vie, même infime, à faire venir cet objet dans votre cuisine.

23 janvier 2020

Merci beaucoup!

Bien le bonjour troupeau d' incorrigibles généreux ! 

Un petit article pour vous dire du fond du cœur merci! A vous tous, vous nous avez permis de rendre possible ce rêve de rejoindre l'Asie sans avion. Par vos participations, modestes ou plus grandes, vous serez avec nous sur les routes.

Notre trajet pour le moment:

 

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Enfin, ça c'était l'article que l'on comptait laisser la semaine dernière, afin de vous faire voyager avec nous. Mais ce voyage n'est plus possible, comme chacun des petits voyages que vous pensiez faire ces prochains jours. Ainsi, nous tiendrons ici le journal de ces prochaines semaines, essayant de trouver des dépaysements dans nos quotidiens.

 

A bientôt, persévérance, patience et bonheur à tous!

 

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